Quel est le salaire d’un chaudronnier au Canada?

Mis à jour le 21 novembre 2022

Dans cet article, nous explorons le salaire d'un chaudronnier ou d'une chaudronnière au Canada, le rôle de ces ouvriers de métier, les exigences de formation et de permis, ainsi que les perspectives d'emploi.Les chaudronniers sont des ouvriers spécialisés qui conçoivent, fabriquent, soudent, assemblent, démontent et réparent des chaudières, des réservoirs et des cuves sous pression, ainsi que leurs pièces. Si vous songez à faire carrière en tant que chaudronnier, ces renseignements vous en apprennent plus sur le métier en vue de mieux évaluer si ce travail manuel spécialisé peut convenir à vos besoins et à vos aptitudes.
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Quel est le rôle des chaudronniers?

Les chaudronniers sont des travailleurs spécialisés qui sont chargés de la conception, du dessin, de la fabrication, de l'assemblage, de la soudure, de l'installation et de la réparation de chaudières, de réservoirs et de cuves sous pression. Ces structures se retrouvent entre autres dans les bâtiments commerciaux, les institutions, les complexes industriels, les bateaux, et les centrales hydroélectriques et nucléaires. En voici quelques exemples :
  • échangeurs de chaleur;
  • réservoirs de gaz ou de liquide sous pression;
  • chaudières industrielles;
  • chaudières de bateau;
  • colonnes de fractionnement et cheminées industrielles contenant des liquides, des gaz et des matières sèches.
Les chaudronniers travaillent principalement avec le métal et sont employés surtout dans les milieux suivants :
  • Ateliers de chaudronnerie
  • Installations industrielles et de fabrication
  • Chantiers navals
  • Entreprises de la construction
  • Centrales de production d'électricité
Les chaudronniers sont également recrutés par l'industrie agroalimentaire, les laboratoires, les agences aérospatiales et les Forces armées canadiennes.Ils peuvent par ailleurs choisir d'être travailleurs autonomes ou propriétaires d'entreprise.

Combien gagne un chaudronnier au Canada?

Glassdoor Canada indique un salaire annuel moyen de près de 87 000 $ CA pour l'ensemble du Canada, avec un indice de confiance faible.D'après les statistiques publiées par le site Métiers et Professions du Québec, le salaire moyen des chaudronniers toutes catégories confondues au Québec varie de 20 à 44 $ CA par heure, selon l'expérience et l'industrie. Ailleurs au Canada, le tarif horaire peut atteindre jusqu'à 50 $ CA, selon la région.Pour les chaudronniers qualifiés qui travaillent sur les chantiers, la Commission de la construction du Québec (CCQ) a publié en 2018 les salaires annuels moyens qui suivent :
  • Apprentis : 52 814 $ CA
  • Compagnons : 58 760 $ CA
  • Compagnons travaillant au moins 500 heures par an : 73 688 $ CA
Les chaudronniers sont normalement rémunérés selon des tarifs horaires. Le nombre d'heures travaillées par semaine aura donc un impact significatif sur leur salaire mensuel et annuel. Les années d'expérience, le secteur d'activité, les compétences et la certification sont aussi des facteurs qui affectent leurs revenus.

Les exigences pour devenir chaudronnier ou chaudronnière au Canada

Au Québec, les chaudronniers doivent détenir un certificat de compétence pour les travaux couverts par la loi R-20, Loi sur les relations de travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'œuvre dans l'industrie de la construction.Les débutants doivent compléter un diplôme d'études professionnelles (DEP) en chaudronnerie, puis un stage rémunéré d'au moins 150 heures échelonnées sur trois mois consécutifs auprès d'un employeur enregistré auprès de la CCQ. Ces prérequis satisfaits, ils peuvent obtenir le certificat de compétence d'apprenti. Ensuite, les apprentis doivent terminer trois périodes d'apprentissage totalisant au moins 6 000 heures de travail supervisé, ce qui représente environ trois ans d'expérience professionnelle. Ils pourront dès lors se présenter à l'examen de qualification provinciale et, une fois l'examen réussi, demander leur certificat de compagnon du métier. La certification des chaudronniers québécois est encadrée et régie par la Commission de la construction du Québec (CCQ).Dans le reste du Canada, le certificat de qualification pour les chaudronniers est obligatoire en Nouvelle-Écosse, au Québec et en Alberta. Il est offert, bien que facultatif, dans toutes les autres provinces et les territoires.Chaque province ou territoire a mis en place un organisme ou un ordre spécifique qui encadre ou réglemente la qualification et la formation pour ce métier ou l'ensemble des métiers spécialisés.Les chaudronniers d'expérience peuvent aussi se présenter à l'examen interprovincial Sceau rouge pour obtenir la mention Sceau rouge. Cette dernière est reconnue dans l'ensemble du pays et permet aux chaudronniers de faire valoir leurs compétences et de travailler dans toutes les provinces et tous les territoires canadiens.Notons par ailleurs que la mobilité et la facilité d'adaptation aux nombreux changements technologiques font également partie des exigences pour la majorité des employeurs.En dernier lieu, les chaudronniers peuvent aussi ajouter à leur profil des qualifications supplémentaires en tant que soudeur en répondant aux exigences et en réussissant l'examen du Bureau canadien de soudage (CWB). Cet atout supplémentaire permet aux chaudronniers d'élargir leurs perspectives d'emploi et d'obtenir une meilleure rémunération.

Les perspectives d'emploi au Canada

Pour le Québec :Les chaudronniers certifiés par la Commission de la construction du Québec travaillent majoritairement dans le secteur industriel, dans une proportion de 96 %. 3 % sont employés en génie civil et voirie et 1 % seulement œuvrent dans les secteurs institutionnel et commercial.La proportion de chaudronniers appelés à se déplacer d'une région à l'autre est la plus élevée de tous les métiers de la construction. La mobilité est donc un facteur essentiel d'accès à l'emploi. En 2018, trois chaudronniers sur quatre (75 %) ont travaillé à l'extérieur de la région où ils habitent. Au total, 61 entreprises québécoises employaient des chaudronniers.Selon les renseignements compilés en 2018 par la CCQ, treize apprentis ont intégré l'industrie de la construction pour la première fois. Cela représente dix de moins comparativement à la moyenne des quatre années précédentes. Les perspectives d'emploi sont jugées bonnes et la demande est en forte hausse pour ce métier. De plus, l'important vieillissement des travailleurs ouvre la voie aux nouveaux apprentis. En effet, 58 % des chaudronniers québécois étaient âgés entre 30 et 54 ans en 2018, et 16 % avaient plus de 54 ans. Le nombre d'apprentis étant en diminution, il est à prévoir que le domaine subisse une pénurie de main-d'œuvre qualifiée.Une étude menée en 2019 par la firme Raymond, Chabot, Grant et Thornton et parrainée par l'Association de la construction du Québec (ACQ) rapporte également une pénurie de main-d'œuvre alarmante dans plusieurs régions, notamment la grande région de Montréal. Les écarts entre la demande et l'offre de travailleurs qualifiés continuent de croître. Selon l'étude :
« En effectuant une moyenne des 10 prochaines années, ce sont près de 15 000 travailleurs de plus dont l'industrie aurait besoin dans la région du Grand Montréal pour répondre à la demande. Dans la grande région métropolitaine, ce sont presque tous les métiers de la construction qui souffrent d'un manque de main-d'œuvre, observe l'économiste de l'ACQ.
Parmi les métiers les plus sollicités, on note des besoins importants pour les métiers suivants : calorifugeur, chaudronnier, ferrailleur, mécanicien d'ascenseur, mécanicien de chantier, opérateur d'équipement lourd, peintre, poseur de revêtement souple, soudeur et grutier. »

Ressources complémentaires

Le site Métiers du Québec donne une foule de renseignements sur le métier de chaudronnier, la formation, l'échelle salariale et les perspectives d'emploi au Québec.Regarder cette vidéo pour en apprendre plus sur les métiers de l'acier dont fait partie la chaudronnerie.Vous trouverez une analyse détaillée des perspectives dans ce Portrait de l'industrie de la construction au Québec.Le métier de chaudronnier attire les travailleurs qui aiment un métier manuel spécialisé et le travail sur le terrain. Cette profession très recherchée fait actuellement face à une pénurie de personnel et offre de bonnes perspectives d'emploi aux apprentis et aux compagnons qualifiés. La rémunération atteint des niveaux au-dessus de la moyenne nationale pour les travailleurs qui acquièrent de l'expérience, qui peaufinent leurs compétences et qui accumulent des heures tout au long de l'année. Les apprentis sont bien rémunérés dès leur première année et ceux qui obtiennent la certification de compagnon du métier gagnent très bien leur vie.Les salaires énoncés reflètent les informations sur la rémunération au moment de la rédaction. Ces informations peuvent varier en fonction de l'organisation qui recrute ainsi que de l'expérience, de la formation et du lieu de résidence du candidat.Veuillez noter qu'aucune des sociétés, institutions ou organisations mentionnées dans cet article n'est affiliée à Indeed.
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