Un vent de changement souffle sur l'économie canadienne depuis le début de l'année alors que le pays s'adapte et modifie les restrictions liées à la COVID. L'économiste principal Brendon Bernard du Indeed Hiring Lab surveille de près le marché du travail canadien alors que ce dernier réagit à ces changements et les signes sont encourageants. Voici les faits saillants des tendances du marché au Canada :

Février et mars compensent largement pour le déclin en janvier

Le marché du travail canadien a connu un début difficile en 2022*, au milieu d'une augmentation des cas de COVID-19 et de nouvelles restrictions de santé publique. Cependant, la baisse a été de courte durée : l'emploi en février a plus que récupéré les pertes précédentes*, et les gains solides se sont poursuivis en mars*. La construction ainsi que les services professionnels et techniques ont mené la croissance récente, l'emploi dans ces derniers ayant maintenant augmenté de 14 % depuis février 2020. La progression globale a fait passer la part des adultes ayant un emploi au-dessus de son niveau d'avant la pandémie, qui est particulièrement impressionnant compte tenu du vieillissement continu de la population.

La force continue de la demande provenant des employeurs a contribué à stimuler cette croissance de l'emploi. Les offres d'emploi canadiennes sur Indeed ont continué d'augmenter jusqu'à la mi-mars*, dépassant de 69 % leur niveau d'avant la pandémie en date du 18 mars 2022. Avec l'assouplissement des restrictions à travers le pays, l'appétit pour l'embauche est élevé dans presque tous les secteurs, la demande étant particulièrement élevée dans des domaines comme les ressources humaines et le développement de logiciels, tandis que les annonces dans les services alimentaires ont récemment montré un élan, rebondissant après un début d'année lent.

L'attention se tourne vers les salaires

À l'heure actuelle, le nombre d'emplois n'est plus le problème le plus pressant dans le marché du travail canadien. L'attention se tourne maintenant sur l'évolution des chèques de paie dans le contexte actuel d'inflation élevée. La croissance du salaire horaire moyen est passée de 3,1 % à 3,4 % d'une année sur l'autre en mars, mais reste à la traîne du rythme de croissance des prix.

Les faibles taux de chômage et le nombre plus élevé d'offres d'emploi suggèrent que les conditions devraient faciliter une croissance plus rapide des salaires, mais les chèques de paie canadiens n'augmentent pas aussi vite que les prix dans l'économie mondiale. La manière dont les employeurs réagissent et les demandeurs d'emploi réagissent à ces évolutions seront les principales tendances à surveiller dans les mois à venir.